Lorsque vous pensez à la location de logement, vous imaginez probablement un bail d’un an, renouvelable, avec un locataire stable.
Pourtant, il existe une autre forme de location, peut-être moins connue mais tout aussi importante : la location temporaire.
Cette forme de location présente des spécificités et des avantages qui peuvent s’avérer intéressants pour les propriétaires et les locataires.
Location temporaire : de quoi s’agit-il ?
La location temporaire est une forme de location de courte durée, généralement mise en place pour une période de quelques semaines à quelques mois.
Elle peut concerner différents types de logements, de la simple chambre à la maison entière.
Le bien loué peut être une résidence principale, une résidence secondaire, un meublé de tourisme ou encore un logement destiné à la mobilité professionnelle.
La location temporaire est particulièrement adaptée aux personnes ayant besoin d’un logement pour une durée déterminée, que ce soit pour un déplacement professionnel, un stage, des travaux dans leur logement principal ou encore des vacances.
Pour le propriétaire, c’est une excellente façon de rentabiliser un bien inoccupé.
Les différents types de location temporaire
Il existe plusieurs types de location temporaire, qui répondent à des besoins spécifiques.
Parmi ceux-ci, on peut citer :
- La location saisonnière : il s’agit d’une location de courte durée, généralement pour des vacances. Le logement est meublé et le bail ne peut excéder 90 jours consécutifs. Une déclaration préalable à la mairie est nécessaire si le logement est situé dans une commune de plus de 200 000 habitants ou dans une zone dite « tendue ».
- La location meublée temporaire : ce type de location est particulièrement adapté aux personnes en déplacement professionnel ou en formation. Le contrat de location est généralement conclu pour une durée de 1 à 10 mois et ne peut être renouvelé.
- La location en résidence de tourisme : ce type de location est destiné aux personnes en vacances ou en déplacement professionnel. La résidence propose généralement des services annexes, tels que le petit-déjeuner ou le nettoyage des chambres.
Les obligations du propriétaire en location temporaire
En tant que propriétaire, louer votre bien en location temporaire implique certaines obligations.
Tout d’abord, le logement doit être décent et équipé de tout le mobilier nécessaire pour permettre au locataire de vivre normalement.
Vous devez également souscrire une assurance habitation et vous assurer que le logement respecte les normes de sécurité.
Par ailleurs, la location temporaire est soumise à certaines réglementations, notamment en termes de déclaration.
Selon le type de location et la commune où est situé le logement, vous devrez peut-être déclarer votre activité à la mairie, voire obtenir une autorisation préalable.
La location temporaire est soumise à la taxe de séjour, que vous devrez collecter auprès de vos locataires et reverser à la commune.
Les avantages de la location temporaire pour le locataire
Pour le locataire, la location temporaire présente plusieurs avantages. Tout d’abord, elle offre une grande flexibilité : le locataire peut choisir la durée de son séjour selon ses besoins, sans s’engager sur le long terme.
Le logement est généralement meublé et équipé, ce qui permet au locataire d’éviter les frais d’achat et de transport de meubles.
La location temporaire peut s’avérer économique, notamment pour les personnes en déplacement professionnel.
Le locataire évite les frais d’hôtel et peut bénéficier d’un espace plus grand et plus confortable.
Les avantages de la location temporaire pour le propriétaire
La location temporaire peut également être intéressante pour le propriétaire. Elle permet en effet de rentabiliser un bien inoccupé et de diversifier ses sources de revenus.
La rotation fréquente des locataires limite les risques d’impayés et de dégradation du logement.
La différence entre le bail civil et le bail mobilité en location temporaire
La location temporaire peut être régie par deux types de baux : le bail civil et le bail mobilité.
Ces deux contrats de location présentent des différences significatives qu’il est important de connaître, que vous soyez propriétaire ou locataire.
Le bail civil est généralement utilisé pour les locations de courte durée, c’est-à-dire de moins d’un an pour une location meublée et de moins de trois ans pour une location non meublée.
Il offre une certaine flexibilité, tant pour le locataire que pour le propriétaire, qui peuvent déterminer la durée du bail en fonction de leurs besoins.
Le bail civil ne permet pas de renouveler le contrat de location à son terme : le locataire doit alors quitter le logement ou signer un nouveau bail.
Le bail mobilité, quant à lui, est spécialement conçu pour les locations temporaires d’une durée de 1 à 10 mois.
Il s’adresse en particulier aux personnes en situation de mobilité professionnelle, c’est-à-dire en formation, en stage, en mission temporaire ou en contrat à durée déterminée.
Le bail mobilité est non renouvelable et non reconductible, mais il offre une grande souplesse à l’occupant, qui peut quitter le logement à tout moment, sous réserve de respecter un préavis d’un mois.
Il faut noter que l’état des lieux est obligatoire dans les deux cas, lors de l’entrée et de la sortie du locataire, afin de prévenir tout litige éventuel.
Les formalités administratives pour la location temporaire
En tant que propriétaire, vous devez respecter certaines formalités administratives pour mettre votre bien en location temporaire.
Il s’agit notamment de la déclaration du logement, de l’obtention éventuelle d’une autorisation de changement d’usage et du paiement de la taxe de séjour.
La déclaration du logement est une étape essentielle, que ce soit pour une résidence principale, une résidence secondaire ou un meublé de tourisme. Vous devez déclarer votre activité à la mairie de la commune où se trouve le logement.
Cette déclaration est obligatoire si le logement est situé dans une zone dite « tendue », c’est-à-dire une zone où la demande de logements est supérieure à l’offre.
Dans certains cas, vous devrez également obtenir une autorisation de changement d’usage.
Cette autorisation est nécessaire si vous souhaitez transformer un logement d’habitation en meublé de tourisme ou en résidence hôtelière.
Vous devez collecter la taxe de séjour auprès de vos locataires et la reverser à la commune. Le montant de cette taxe varie en fonction de la commune et du type de logement.
La location temporaire et la fiscalité
La location temporaire est également soumise à une fiscalité spécifique. En tant que propriétaire, vous devrez déclarer les revenus tirés de la location de votre bien à l’administration fiscale.
Ces revenus sont généralement imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), sauf si vous optez pour le régime du réel simplifié.
Si vous louez votre résidence principale de manière occasionnelle, c’est-à-dire moins de 120 jours par an, vous pouvez bénéficier d’une exonération d’impôt sur les revenus locatifs.
Cependant, si vous dépassez ce seuil, vous devrez déclarer l’intégralité des loyers perçus.
Il est à noter que la location temporaire peut avoir un impact sur la taxe foncière et la taxe d’habitation.
Si vous louez votre bien plus de 90 jours par an, il peut être requalifié en « local commercial », avec une taxation plus élevée.

